Cette année, Natexpo inaugure une nouvelle série de contenus. Son objectif : donner la parole à des experts du secteur bio, des professionnels qui observent l’évolution du marché depuis de nombreuses années et qui ont des insights précieux à partager. Ce mois-ci, nous recevons la nouvelle présidence de La Maison de La Bio : Christelle le Hir, Présidente de La Maison de la Bio, Christophe Barnouin, Président de La Maison de la Bio et Mathieu Lancry,Vice-Président de La Maison de la Bio.

Christelle le Hir, Présidente de La Maison de la Bio.

Christophe Barnouin, Président de La Maison de la Bio.
Nouvellement élus à la co-présidence de La Maison de la Bio, quel a été le parcours de Christelle Le Hir et Christophe Barnouin ?
Christelle le Hir : Forte de plus de vingt ans d’expérience dans la distribution et l’agroalimentaire, Christelle Le Hir est une experte de la transformation et du développement stratégique. Après avoir dirigé avec succès la branche épicerie de Grand Frais pendant dix ans, elle devient Présidente du Directoire de La Vie Claire en 2022, où elle pilote le plan de relance de l’enseigne. Très engagée dans la défense du secteur, elle préside le Synadis Bio depuis 2024 et a occupé la vice-présidence de l’Agence Bio de 2023 à 2025.
Christophe Barnouin : Christophe Barnouin est Président-directeur général d’Ecotone, entreprise à mission pionnière et leader européen de l’alimentation biologique, végétale et équitable (marques Bjorg, Clipper, Alter Eco, Bonneterre…). Après avoir pris la direction de la filiale française en 2006, il est nommé à la tête du groupe en 2014. Sous son impulsion, l’entreprise s’est recentrée sur l’alimentation bio et les alternatives végétales, devenant ainsi la plus grande entreprise alimentaire certifiée B Corp d’Europe, avec pour mission centrale de nourrir la biodiversité.
Ils seront soutenus par Mathieu Lancry, à la vice-présidence et porte-parole sur le sujets agricoles et filières.
Mathieu Lancry : Paysan bio depuis vingt ans dans les Hauts-de-France (légumes, céréales et élevage ovin), Mathieu Lancry est profondément engagé dans la structuration des filières pour répondre aux enjeux de santé, de biodiversité et de dynamisme des territoires ruraux. Il est membre du bureau de la coopérative Norabio et de FOREbio (Fédération des Organisations Économiques 100 % Bio), qu’il représente au sein de La Maison de la Bio. Il défend une bio positive, attractive et juste, garantissant une rémunération équitable pour les producteurs.
Quels sont, selon vous, les plus grands défis actuels du secteur bio en France ?
Les attentes de la société en matière de santé, de transparence, d’environnement et de qualité sont fortes, et la Bio doit sortir la bio d’une logique de marché défensif. Ensemble, nous portons une feuille de route structurée autour de leviers concrets qui vise à doubler la consommation en 5 ans, objectif inscrit dans la SNANC.
- installer durablement l’Agriculture Biologique sur les aires de captage pour renforcer la qualité de l’eau potable,
- s’assurer d’une distribution juste des aides de la PAC, à hauteur de la part de Bio dans le paysage agricole français et des objectifs nationaux et européens,
- rendre les produits Bio visibles et accessibles pour les Français,
- soutenir le développement de la Bio à tous les maillons des filières parce qu’elle est la meilleure réponse aux enjeux de santé publique et de protection de l’environnement des français mais aussi aux enjeux de souveraineté de la France.
Quelle est votre vision pour La Maison de la Bio à horizon 5 ou 10 ans ?
Christophe Barnouin : Notre ambition est claire : doubler la consommation de bio en France dans les cinq prochaines années.
Christelle le Hir : Cet objectif est exigeant, mais nécessaire : la bio n’est pas un marché de niche, c’est une réponse concrète aux attentes des citoyens sur la santé, l’eau, la biodiversité et la souveraineté. La Maison de la Bio veut fédérer l’ensemble des acteurs pour faire changer d’échelle la filière.
Quel(s) conseil(s) donneriez-vous à une marque qui se lance aujourd’hui sur ce segment de la durabilité ?
Christelle le Hir : Pour moi, une marque bio qui arrive sur le marché aujourd’hui doit à la fois s’appuyer sur un socle de responsabilité solide vis-à-vis de la santé des consommateurs et du respect de l’environnement et faire envie : elle doit incarner que prendre soin de soi et de la planète peut rimer avec plaisir !
Merci Christelle le Hir, Christophe Barnouin et Mathieu Lancry.
